La Fondation Asile des aveugles ferme son EMS Recordon

La Fondation Asile des aveugles ferme son EMS historique « Frédéric Recordon » à Lausanne. Cette décision a été prise en concertation avec l’Etat de Vaud et ses différents partenaires. Elle n’entraîne aucun licenciement.

Datant de 1905, l’EMS Frédéric Recordon est le plus petit des deux EMS de la Fondation Asile des aveugles. En effet, le second, Clair-Soleil, sur la commune d’Ecublens, dispose de 94 chambres individuelles. L’EMS Recordon a lui une capacité de 24 lits, pour la plupart en chambres doubles et ses installations anciennes requièrent des rénovations considérables. L’établissement fait ainsi l’objet de réflexions autour de ses conditions d’accueil et d’hébergement depuis plusieurs années. En janvier, la Fondation a finalement pris la décision de le fermer, en concertation avec les différents partenaires de la Fondation (Direction générale de la cohésion sociale de l’Etat de Vaud, BRIO, le Bureau d’information et d’orientation du Réseau Santé région Lausannoise).

La fermeture est intervenue après que chaque résidente et résident a retrouvé un lieu de vie correspondant à son choix, soit au sein de l’EMS Clair-Soleil, soit dans un autre établissement. Ceci grâce à la collaboration étroite avec le BRIO.

Cette fermeture n’entraîne aucun licenciement. Chaque collaboratrice et collaborateur de l’EMS Recordon s’est vu offrir un poste de travail au sein de la Fondation.

Situé au nord de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, à l’avenue de France, le bâtiment de Recordon est un pan de l’histoire de la Fondation Asile des aveugles. « Clore ce chapitre nous est difficile, explique Vincent Castagna, directeur général, mais se justifie pleinement pour une prise en charge optimale de nos résidentes et résidents». La Fondation n’a pas encore définit la future affectation de ce bâtiment.

L’EMS Frédéric Recordon en 2021

Histoire

Après 15 mois de travaux sous la direction de l’architecte Henri Meyer, le bâtiment actuel de l’EMS Recordon est inauguré en 1905 au nord de l’Asile des aveugles. Il remplace ainsi une ancienne maison d’habitation de la propriété « Montbel », acquise en 1890 par la Fondation pour héberger des femmes aveugles. Ce nouvel édifice peut désormais accueillir 30 pensionnaires et comprend trois ateliers modulables. Sa réalisation est rendue possible notamment par un don de 10’000 francs de Marc Dufour, médecin chef de l’époque. La veuve de Frédéric Recordon, l’un des fondateurs de l’Asile des aveugles, fait un don équivalent. Elle devient la marraine du bâtiment. Ce dernier est aligné à la future Avenue de France qui remplacera le chemin des Echelettes.

(Source : La pérennité d’une vocation, Asile des aveugles 1843-1993)

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